Un léger bruit dans le moteur

Suspect: Jean-Luc Luciani

Titre : Un léger bruit dans le moteur

Collection : Le petit écailler

EAN : 9782364760134

Pages : 112

Prix : 7 €

Sortie : 18 mai 2012

Récidive : oui, il s’agit d’une réédition

« Je suis un enfant qui tue les gens. J’ai tué ma mère à la naissance, ensuite mon père a pris une nouvelle femme, le temps a passé et maintenant nous habitons un endroit où personne ne s’arrête, sauf si l’on tombe en panne. Autant dire que nous vivons entre nous. Il y a mon père que je n’aime pas et ma nouvelle mère que je déteste. Il y avait aussi mon demi-frère, mais celui-là je l’ai déjà tué. Un accident de balançoire. C’est ce qu’ils pensent tous »

Les premières phrases du roman de Jean-Luc Luciani vous semblent terrifiantes ? Lisez plutôt la suite. Dans ce village où personne ne s’arrête, vivent quelques familles qui auraient pu être paisibles si elles n’avaient enfanté ce si gentil petit garçon qui tue tout le monde.

« Un léger bruit dans le moteur » est comme ces fables qu’on aimait dire à la veillée pour se faire peur. De tels petits garçons n’existent pas, bien sûr. Quoique…

Auteur spécialisé dans la littérature dite « jeunesse », Jean-Luc Luciani s’est laissé aller dans ce récit à prendre son inspiration à rebours. Mais si son héros est monstrueux, la transgression est jouissive car, vous vous en doutez bien, ce gamin-là a toujours de bonnes raisons de frapper !

 

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Le feu au royaume

Suspect : Sébastien Doubinsky
Titre : Le feu au royaume
Collection : Le petit écailler
EAN13 : 9782364760103
Prix : 7 euros
Sortie : 19 avril 2012

André Thiriet, alias Dédé la Classe, truand rangé des voitures et qui a pris sa retraite en Espagne, revient à Paris pour enterrer son fils Alexandre, « assassiné en plein jour au coin de la rue du Faubourg Saint-Antoine ».

Qui a tué son fils et pourquoi, c’est ce que Thiriet découvrira au cours de ces pages d’une rare et glaciale sobriété.

 

Sébastien Doubinsky vit au Danemark, où il enseigne le français à l’Université. Une enfance en partie passée aux Etats-Unis a façonné sa double influence littéraire (certains de ses textes ont été écrits d’abord en anglais). Il est l’auteur de nombreux romans, poèmes et essais chez Baleine, Actes Sud, L’écailler, le Cherche-Midi, etc. Son dernier ouvrage paru est La trilogie babylonienne, satire romanesque de la société médiatique, paru chez Joëlle Losfeld.

Les points forts de ce livre : sans hésiter, sa sobriété et son élégance. Son écriture discrètement porteuse d’images. Son pouvoir évocateur.

Le feu au royaume se positionne dès ses premières pages comme une sorte de classique, un modèle de roman noir. Par son histoire, simple et sans effets de manche et par son écriture, à la fois nostalgique et épurée, ce court roman semble sortir en droite ligne des années 60. On pense au Samouraï de Melville, ou encore au film de Stephen Frears The Hit.

Le feu au royaume est comme la matrice d’un univers de roman et de film noir classique, classieux et définitif.

 

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Pauvre Richard : pas de pot pour les grosses fortunes!

Suspect : Michel Sanz
Titre : Pauvre Richard
Collection : Le petit écailler
EAN13 : 9782364760110
Prix : 7 euros
Sortie : 19 avril 2012
Récidive : Il y avait déjà eu une BD, maintenant le livre et bientôt, le film!
Pauvre Richard

Pauvre Richard

Dans une cité populaire, quelqu’un a gagné le gros lot à la loterie. Mais qui ? Pour diverses raisons, les habitants commencent à croire qu’il s’agit de Richard Dinero… Tour à tour adulé, adoré, puis haï, Richard va vivre toute une vie à l’ombre de ce magot qu’il n’a pas. Mais qui a bien pu gagner à la loterie ?

Né à Marseille en 1961, Michel Sanz tire de son enfance dans les quartiers Nord un « humour salutaire et compensatoire », comme il le dit lui-même. Devenu informaticien sur le tard, il est aujourd’hui auteur de scénarios pour la BD, le théâtre et le cinéma, mais aussi comédien et musicien.

Fable humaniste, drôle et pathétique à la fois, Pauvre Richard a d’abord été publié sous forme de bande dessinée, publiée par les éditions L’écailler en 2006. Cette BD a fait elle-même l’objet d’une adaptation pour le cinéma, réalisée par Malik Chibane avec Frédéric Diefenthal dans le rôle titre (production Alhambra Films). Sans angélisme ni sinistrose, cette histoire dessine avant tout la peinture d’une communauté humaine, celle d’une « cité », en marge d’une grande ville, quelque part en France, où s’esquisse une autre vision du partage des richesses…

> Rencontre avec Michel Sanz le 16 mai au Virgin Café de Marseille, de 11h30 à 13h.

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Zù Cola et autres nouvelles

Suspect :

Andrea Camilleri

Déposition :

Politique, histoire, histoire de la presse italienne et de ses liens avec la politique. Mafia. Sicile; la Sicile et la religion; la Sicile et la Mafia. Comment la Mafia a changé, comment les hommes qui la composent ont changé de valeurs. Comment l’Italie était, politisée, soucieuse d’autrui, et comment le progrès l’a fait évoluer.

Tous ces thèmes sont abordés par Camilleri en filigrane à travers quelques histoires souvent surprenantes, parfois d’apparence décousue, ou à l’inverse érudites, mais qui sont toutes révélatrices et toutes des peintures au plus serré possible de l’âme humaine.

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